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LE TISSAGE
On peut aisément imaginer que les origines du tissage remonte vraisemblablement à la technique de “ clayonnage ” initialement, puis au tressage de la vannerie. Ces deux arts primitifs ont pu donner naissance au métier à tisser, vertical, puis à une technique de fabrication de tissus qui n’était pas encore le tissage, tel que nous le connaissons maintenant, puisqu’elle s’apparentait au “ raccommodage ” ou “ reprisage ”.

Les deux premiers perfectionnement du métier vertical furent probablement :
Dans tous les cas, le designer doit respecter les loi de non-concurrence et l’obligation de secret sur sa collaboration, vis à vis de son client. L’exclusivité pour une ligne de produits est nécessairement limitée dans le temps et dans l’espace. Son salaire ou ses honoraires sont intégralement réglés par leur commanditaire quelque soit l’usage réservé à son travail. L’exploitation des produits créés fait l’objet d’un contrat spécifique.
  • l’absence de fixation du bâton inférieur. Le métier cessait donc d’être un cadre comme on le trouve toujours chez certains groupes humains, ou plus près de nous et de nos jours, le métier de tapisserie à l’aiguille.
  • le remplacement dans certains cas du bâton inférieur par des poids (ou pierres) séparés afin de permettre d’autres combinaisons de tissage.
  • ensuite vinrent (peut-être en même temps) des inventions comme celle du peigne, le peigne en ivoire du lissier de la Manufacture des Gobelins ressemble beaucoup au peigne des premiers tisserands.

NAISSANCE DU TISSAGE
Le métier à tisser reste jusqu’alors un simple dispositif de tension des fils de chaîne, la trame est passée à la main ou à l’aide d’une aiguille. Le métier à tisser ne prend vraiment naissance qu’avec l’invention de la “ navette volante ”. Pour son utilisation il est nécessaire de séparer la chaîne en deux couches de fils distincts, c’est la création de la “foule ” : le rapport le plus simple est : pair - impair (ou encore : pris - laissé, ou aussi : 0 - 1)

A partir de ce moment, apparaît :

  • “ l’ensouple”, ou rouleau haut autour duquel la chaîne sera enroulée ou “ pliée ”.
  • les barres “ d’encroix ”, qui matérialisent la séparation des fils pairs et des fils impairs, seront très lisses de façon à ne pas user exagérément les fils.
  • les “ lisses ” ou mailles, dans lesquelles on passe, “ rentre ” ou “ remet ” les fils de la chaîne, sont commandées initialement par un bâton spécial qui permet de faire passer en avant les fils de la nappe arrière une fois sur deux. Plus tard viendra en remplacement du bâton la pédale ou “ marche ”. Le peigne permettra de tasser lors de chaque passage de trame, chacune des “ duites ” déposées dans la “ foule ” formant ainsi le tissu.
  • le tissu est enroulé sur le rouleau bas ou ensouple avant.

LE MÉTIER HORIZONTAL
Si l’évolution technique du métier permet de tisser, on s’aperçoit bien vite que l’on gagne davantage en rapidité d’exécution si le métier est horizontal. Pour cela plusieurs raisons :

  • grâce à un système de poulies et de renvois on ouvre une foule plus haute. Les fils pairs se lèvent alors que les fils impairs s’abaissent.
  • la foulée (angle d’ouverture des deux nappes de fils) ainsi ouverte permet un meilleur passage pour la navette.
  • ainsi on peut la lancer, d’où son nom de navette volante, qui entraîne ultérieurement la naissance du “ fouet ”, des boîtes à navettes et des “ marteaux ”.
  • le battant suspendu, demande moins d’effort pour le maniement du peigne, auquel on applique un mouvement d’arrière en avant.

Avec ces améliorations techniques du métier à tisser, apparaissent les différentes opérations de la mise en tissage.

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